Mercredi...baston..

Presque parés pour le départ, malgré la météo moyenne...ciel gris avec quelques averses, vent de NW 20 noeuds... Et à nouveau un problème technique, cette fois la pompe de cale qui fait un bruit anormal, et une fuite d'eau...un joint défectueux sans doute...(le capitaine s'étale pas mais il paraît que ce serait un peu de sa faute ?) Heureusement un grand Rasta des mers de chez Spi intervient rapidement et éclate de rire en s'écriant "voilà j'ai retrouvé le joint !"...pittoresque décidément :)
On finit par prendre le large en fin de matinée, espérant rejoindre l'ile de Houat pour y trouver un mouillage abrité.

Dès la sortie du chenal le vent semble plus fort que prévu, on se retrouve vite à 25 noeuds, on sort les cirés, gilets et harnais...même avec 2 ris ça gite ferme :-(
Le capitaine décide d'y aller quand même, bon c'est lui le patron :-((

Après deux milles on se fait dépasser par le maxi trimaran Sodebo, basé aussi à la Trinité, ça fume sous les coques, même s'il a aussi a les voiles réduites...





















Cinq milles...le capitaine observe avec inquiétude son matelot qui se recroqueville sous la capote de cockpit...tout en surveillant l'anémomètre qui monte à près de trente noeuds...sur la photo ça tapait pas encore trop...
On croise quelques pingouins qui nagent tout prés...dommage pas vraiment le temps de les contempler !..pas de photos non plus...
Encore un mille et on trouve une houle d'ouest qui nous prend par travers et rend la situation très
inconfortable...






Le matelot rend l'âme et se tape le mal de mer de sa vie...souhaitant même un moment se jeter par dessus bord pour que ça s'arrête :-(((
Impossible d'ingérer le moindre comprimé contre le mal de mer, trop tard !
Craignant de se retrouver seul pour le reste de la semaine... le capitaine décide de faire demi-tour pour rentrer...sur la Trinité, bien qu'on doive remonter au prés pendant presque 2 heures, d'autant plus pénible pour feu matelot qui ne donne plus signe de vie, enfermé dans les toilettes :-((((
Et c'est vrai que ça tape fort, mais il semble que c'était la meilleure solution...
Il faudra toute la bravoure du capitaine pour ramener son bateau à bon port...qui doit se faire aider par un voisin pour amarrer le Malango...le matelot persistant à s'accrocher à la chasse d'eau!!

La fin d'après-midi se termine à ... la laverie de la capitainerie...
Décidément pas de pot pour le matelot : la machine à laver décidant seule de prolonger le programme de lavage, Mme restera à contempler sa garde-robe à travers le hublot, tandis que le capitaine de son hublot assistera au coucher de soleil en préparant l'apéro...

Eau douce pour le matelot ce soir...


Un jeune Goëland se montre compréhensif et interessé...